Principe du puits canadien et cave

Le concept du puits canadien appliqué à une cave

Conserver des produits pendant une longue durée, à l’abri de la chaleur et des intempéries, c’est le but habituel d’une cave. De par sa configuration enterrée, elle offre de grands avantages naturels par rapport à du stockage hors sol comme dans des hangars. Elle est à l’abri ou presque du gel, elle n’est pas soumise à des apports solaires importants en été. Dans la plupart des cas, elle est un endroit tout à fait naturellement régulé thermiquement et se satisfait très bien d’une aération limitée à son strict minimum naturel.

Pour le stockage, la cave propose naturellement et contrairement aux solutions en surface, l’absence d’exposition à la lumière naturelle. C’est utile pour garantir la conservation de certaines substances et limite les apports solaires à la belle saison. Il n’y a pas de travaux d’isolation à effectuer, pas de problématique d’étanchéité à l’air.

Entreposer des substances spécifiques

Néanmoins, le stockage de certains produits est problématique si l’on ne s’occupe pas de la qualité de l’air ambiant. Sa qualité, mais surtout son maintient en température deviennent cruciaux dans le cas d’un stockage produisant naturellement des calories (par fermentation ou autre). Dans ce cas, qui dit stockage dit besoin de renouveler l’air de façon contrôlée. C’est justement ce que fournit en quantité un PC. Cette nécessité peut être liée à un besoin du produit lui-même (par exemple et le plus emblématique : le vin), ou bien pour évacuer dans de bonnes conditions des vapeurs émises durant le stockage (bois, peintures, solvants, autres produits chimiques). En ce qui concerne le déroulement du projet de capteur lui-même, des informations judicieuses sont disponibles dans la page construire un PC pas à pas.

Un projet individuel limité à la seule cave ?

Si votre projet est simplement d’adapter l’utilisation de votre cave actuelle sans procéder à une rénovation complète de votre maison, l’idée est assez simple à mettre en œuvre vous-même. Il vous suffit d’être un bon bricoleur. Vous n’êtes pas en effet tenus au respect de la réglementation thermique. Vous n’allez pas demander à votre cave d’assurer la qualité d’air demandée à l’intérieur des pièces de vie. Éliminons de suite l’idée de la version sur eau glycolée pour laquelle il y a beaucoup trop de travaux pour ce simple but.

Une tranchée de quelques dizaines de mètres avec une mini-pelle de location à la journée sera à réaliser. Il faut de quoi préparer le fond pour accueillir la gaine en pensant à la pente nécessaire. Ensuite, poser celle-ci dans le bon matériau (éviter la gaine tpc même dans ce cas). Installer le filtre d’entrée. Drainer les condensats. Percer le mur de la cave et relier le ventilateur. Et pour finir, remblayer avec précaution en n’oubliant pas d’intercaler un filet de signalisation pour éviter les dégâts lors d’éventuels futurs affouillements dans le cadre d’autres projets. Ces opérations sont normalement réalisables à deux personnes sans problème majeur.

Deux installations ou bien une seule ?

Si le projet global consiste en la maison elle-même plus la cave pour des besoins évoqués plus haut, il faut bien considérer de procéder à deux installations différentes. Dans le cadre de son fonctionnement pour la cave, il peut (et doit, pour maintenir le renouvellement d’air) être utilisé toute l’année. Pour le logis, il n’est pas mis à contribution en mi-saison. Dans le cadre d’un projet d'habitation, on va en priorité l’utiliser pour l’espace de vie.

L’idée d’un seul capteur géothermique légèrement surdimensionné, et avec un simple registre en séparant l’air tempéré en deux flux distincts est à oublier, ne serait-ce que parce que la cave elle-même ne fera pas partie des calculs réglementaires. On installera donc une seconde gaine longeant la principale. Ce sera simple puisqu’il n’y aura qu’un seul chantier. On ne cumulera donc pas réellement les coûts de chaque chantier pris séparément. Les engins nécessaires seront déjà là, l’évacuation de l’eau de condensation peut se faire en commun, la bouche de prise d’air peut éventuellement être commune. En creusant non pas plus large, mais un peu plus profond, on peut enfouir les gaines l’une au-dessus de l’autre.

L’étude se doit d’être précise. On fera appel à un bureau d’études spécialisé qui se chargera de cela en parallèle avec les autres aspects de la conception énergétique globale de la construction. On pourra considérer le bâti, le système de chauffage et de rafraîchissement, le renouvellement d’air, la production d’eau chaude sanitaire comme un tout. On considérera la cave et son installation PC propre comme un ensemble complètement séparé.

Transformer sa cave en capteur géothermique ?

Utiliser sa cave préexistante en lui confiant ce rôle est une idée à oublier. Il faut bien prendre en considération qu’il est quand même dommage de sacrifier un tel volume déjà construit. D’autre part, il faudrait veiller à rétablir des conditions d’hygiène parfaites pour un air destiné à la ventilation de votre logement. Comme il s’agit d’un espace frais (certes une qualité) et mal ventilé (pour garder la fraîcheur justement), nul doute que des opérations lourdes et donc onéreuses de revêtements des parois sont à envisager. De plus, classiquement, la puissance que l’on peut envisager de récupérer est tout à fait insuffisante pour répondre aux besoins d’une habitation d’un ou deux niveaux à l’aplomb. Et puisque l’étanchéité à l’humidité sera renforcée, il faudra de plus penser à la collecte et l’évacuation des condensats. Les problèmes à résoudre sont en fait comparables à ceux d’un tunnel de galets.

Résumons

On l’a compris, le principe du capteur géothermique enterré est adapté uniquement dans le cas d’une cave qui doit être utilisée de façon spécifique. Des stockages produisant naturellement de la chaleur ou des rejets indésirables ne sont pas ceux de l’habitation de la famille tout-le-monde. Dans la plupart des cas, on peut résumer le discours par « une cave est une cave et c’est très bien comme cela ». Pour des espaces de stockage à vocation autre que simple annexe d'habitation, une étude détaillée permettra de se faire une idée précise de l'adéquation de la réponse.

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